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Raï exhorte tous les responsables à ôter de leur esprit le projet de vide institutionnel

 Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré la messe dominicale au siège patriarcal à Bkerké. Son homélie a été marquée par l'appel à l'élection d'un nouveau chef de l'État. « Que tous les hommes politiques se préparent à élire un nouveau président de la République et ôtent de leur esprit tout projet visant à instaurer le vide dans le pays », a-t-il martelé. Décrivant longuement « le devoir national solennel des hommes au pouvoir, chargés des deniers publics, de répondre aux besoins des citoyens sans distinction politique, communautaire ou régionale et à optimiser le fonctionnement des institutions », le patriarche a appelé les responsables à « commencer à honorer ce devoir, selon la parole de Dieu ».

« Qu'ils prennent l'initiative de former un nouveau gouvernement ; d'élaborer une loi électorale juste et d'organiser les législatives au plus vite », a-t-il lancé. Poursuivant sur sa lancée, il a appelé les politiques à « se préparer à respecter l'échéance présidentielle telle que prévue par la Constitution et à retirer de leur esprit toute pensée, et tout projet, à caractère politique ou communautaire, émanant de l'intérieur ou de l'extérieur, susceptible de conduire le pays vers le vide ». « Qu'ils cessent d'attiser les conflits, de défendre les armes illégales et de couvrir les violations de la sécurité et de la loi. Qu'ils cessent de défigurer la coexistence. Qu'ils mettent un terme à la corruption », a-t-il encore appelé.
Visite « réussie » au Qatar Revenant en outre sur sa visite officielle au Qatar, où « j'ai été convié par le prince cheikh Tamim ben Hamad al-Thani », il a remercié Dieu « pour la réussite de nos entretiens qui ont porté sur la consolidation de l'amitié entre nos deux pays, la situation des 25 000 Libanais employés au Qatar, l'appui au Liban pour sortir de sa crise, et surtout la contribution de la partie qatarie pour connaître le sort des deux évêques (orthodoxes syriens, ndlr), Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, ainsi que les trois prêtres enlevés en Syrie ». « Nous continuons de prier pour leur libération », a-t-il souligné. Par ailleurs, le patriarche maronite a exprimé une profonde « douleur » face aux violences qui secouent Tripoli, « dont le peuple innocent est victime-otage de ceux qui se battent en Syrie ». S'adressant à ceux « qui portent les armes et lancent des millions de dollars par jour pour détruire les maisons, tuer les habitants et priver les pauvres de la quiétude et de leur pain quotidien », Mgr Raï les a appelés à « craindre Dieu, puisque les deniers lancés par les seigneurs de la guerre transforment les combattants en marchandise et desservent la cause défendue ». Il a également prié pour que l'armée et les forces sécuritaires « contrôlent les lieux des accrochages et parviennent à dépouiller les combattants de leurs armes et à les remettre à la justice ».