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Pédocriminalité : « Pour se réformer, l’Eglise doit s’appuyer au plus vite sur les laïcs qui sont à son service »

Pédocriminalité : « Pour se réformer, l’Eglise doit s’appuyer au plus vite sur les laïcs qui sont à son service »

La théologienne Anne Soupa, qui vient de lancer un appel à la « démission collective des évêques » catholiques après le rapport Sauvé, estime, dans une tribune au « Monde », que le choix de l’Eglise est aujourd’hui entre s’effacer ou renaître.

Publié le 12 octobre 2021 à 00h18 - Mis à jour le 12 octobre 2021 à 16h08   Temps deLecture 4 min.

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Le président de la Conférence des évêques de France (de dos), Eric de Moulins-Beaufort, à Paris, le 5 octobre 2021.
Le président de la Conférence des évêques de France (de dos), Eric de Moulins-Beaufort, à Paris, le 5 octobre 2021. THOMAS COEX / AFP

Alors qu’hier encore elle était reconnue et intégrée à la vie des Français, l’Eglise catholique est lentement devenue un grand corps malade. Faute de sang neuf, faute de lucidité sur l’usure de sa structure.

Mais le 5 octobre, la maladie qui la rongeait a été mise au grand jour. Elle est entrée dans une phase chronique aiguë, car la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase) a souligné les nombreuses dérives du ministère du prêtre et de l’évêque, lui aussi prêtre, qui sont les piliers de la gestion pastorale de l’Eglise.

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En effet, les 330 000 victimes de prêtres et de laïcs en font le lieu le plus dangereux pour les enfants, après la famille. Et la dissimulation des évêques – encouragée, sinon imposée par Rome – alourdit la faute. Désormais la confiance est perdue, la parole épiscopale n’est plus que de la fausse monnaie. Et la souffrance est dans tous les membres de ce corps : chez les victimes d’abus, chez les prêtres, chez les fidèles…

Reprendre le chantier depuis ses fondations mêmes

Dans cette souffrance, il y a tantôt de la sidération, tantôt du déni, souvent de la colère. Dans les médias et sur les réseaux sociaux, dont Twitter, la colère monte, et vite. On savait l’Eglise catholique lente, mais on découvre des catholiques rapides. On les voit, en quelques jours, passer de l’accablement à la colère, puis à l’expression de leur volonté de changement (#AussiMonEglise).

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