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Christine Pedotti : « Le mépris des femmes met le catholicisme en danger »

 

Alors qu’une femme, Nathalie Becquart, a été nommée pour la première fois au Synode des évêques, la féministe catholique met en exergue, dans une tribune au « Monde », les limites de cette décision.

Publié le 17 février 2021 à 06h00 - Mis à jour le 17 février 2021 à 10h49   Temps deLecture 5 min.

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Tribune. La religieuse française Nathalie Becquart vient d’être nommée sous-secrétaire du Synode des évêques, l’un des organes permanents du Vatican. Il s’occupe de l’organisation des synodes romains, ces réunions régulières d’évêques de différents pays qui débattent d’un sujet particulier.

Nathalie Becquart en devient la numéro deux, sous l’autorité de Mgr Mario Grech, qui en est le secrétaire. C’est la première fois qu’une personnalité « laïque », c’est-à-dire non ordonnée diacre, prêtre ou évêque, accède à ce niveau de poste – et de surcroît, c’est une femme. A ce titre et à ce niveau de responsabilité, elle détient donc un « droit de vote » dans le cadre des synodes. Le dernier synode en date était sur l’Amazonie (octobre 2019) ; le prochain, en octobre 2022, portera sur la « synodalité » – une sorte de mise en abyme, puisque ce sera une réflexion « synodale » sur la façon de prendre des décisions en synode.

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Au Vatican, la synodalité désigne ce que le monde profane appellerait concertation, voire, osons le mot, processus démocratique. C’est une question importante pour le pape François, qui tente de sortir l’Eglise catholique d’un exercice autoritaire, centralisé et clérical du pouvoir. En désignant une femme, le pape fait un geste symbolique de « décléricalisation », alors que le synode va tenter d’amender un fonctionnement trop centralisé.

« Seconder » ces messieurs

Le fait qu’il soit précisé que la nomination de Nathalie Becquart comporte l’exercice du droit de vote n’est pas une anecdote puisque lors du synode sur l’Amazonie, s’était levée une fronde légitime des religieuses qui n’avaient pas eu le droit de voter, tandis que leurs homologues masculins, religieux non-prêtres, avaient pu l’exercer.

Cette nomination va dans le même sens que le récent motu proprio, un acte propre du pape – qui a ouvert aux femmes deux « ministères » – des services rendus lors de la célébration liturgique : le lectorat et l’acolytat. Ils n’étaient jusque-là confiés qu’à des hommes, alors que ce sont des « ministères de laïcs ».

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