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« Je suis très sceptique quant à la possibilité d’écrire une biographie fiable de Jésus »

 

Doyen de la faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg, Rémi Gounelle revient sur la difficile élaboration d’une image canonique de Jésus au cours des premiers siècles du christianisme.

Propos recueillis par 

Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 07h33 

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Icône du Christ Pantocrator, monastère Sainte-Catherine du mont Sinaï (Egypte), VIe siècle.
Icône du Christ Pantocrator, monastère Sainte-Catherine du mont Sinaï (Egypte), VIe siècle. Wikipedia

« Ce que l’on peut constater, c’est que la mémoire sur Jésus s’est très vite perdue, ou du moins très vite institutionnalisée », observe le professeur d’histoire de l’Antiquité chrétienne Rémi Gounelle lorsqu’on l’interroge sur ce que l’on sait vraiment de la vie de Jésus. De l’impressionnante diversité du christianisme à ses origines, peu de courants ont subsisté et « les communautés disparues ont, le plus souvent, emmené leurs images de Jésus avec elles ». D’où l’élaboration progressive d’une image canonique du fondateur qui, si elle s’avère plus univoque, a le mérite d’avoir permis au mouvement de Jésus de subsister, estime l’universitaire.

Pourquoi les Evangiles canoniques restent-ils silencieux sur une grande partie de la vie de Jésus ?

Il faut se souvenir que les Evangiles canoniques ne sont pas des livres d’histoire au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Leurs auteurs n’avaient pas vocation à rédiger une biographie à la manière d’un historien, mais à mettre en avant les événements qui, à leurs yeux, ont été les plus importants dans la vie de Jésus pour fonder leur foi, leurs pratiques, etc. Ils ont donc sélectionné des moments charnières dans sa vie, à savoir essentiellement les miracles, la Passion et la Résurrection.

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