Membres de conseils épiscopaux, chancelières chargées des finances, responsables des services de la pastorale… Sous l’impulsion notamment du pape François, la place des femmes dans la gouvernance de l’Église catholique est sans conteste plus enviable qu’il y a deux ou trois décennies – et ce, jusqu’au Vatican. En France, quelques-unes font partie de conseils des séminaires (pour accompagner la formation des futurs prêtres), mais aussi de conseils de nomination des prêtres (qui décident de l’attribution des paroisses).

Le secrétariat général de la Conférence des évêques de France (CEF), qui s’est ouvert aux laïcs il y a trois ans, compte désormais trois prêtres et trois laïcs dont une femme, Christine Naline, qui témoigne : « La nouveauté pour moi a été de porter les questions de pastorale : on peut s’en réjouir. » Si les laïcs en responsabilité ont longtemps été cantonnés aux questions dites « temporelles » (économiques, par exemple), leur participation aux services pastoraux est plus récente.