Seul, il a monté les marches vers l’endroit où il préside d’habitude l’audience générale. Seul, il a écouté la lecture de l’Évangile. Seul, ensuite, il s’est recueilli, longuement, devant l’icône de Marie-Salut du Peuple romain, puis le crucifix miraculeux amené de l’église Saint-Marcel-au-Corso où il s’était déjà recueilli il y a deux semaines.

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Seul, enfin, après un long temps d’adoration, il a pris l’ostensoir posé sur l’autel placé dans l’atrium de la basilique avant de sortir bénir une place Saint-Pierre vide, battue seulement par la pluie. Au même moment, une ambulance, sirènes hurlantes, arrive à l’hôpital Santo-Spirito tout proche.

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Une bénédiction urbi et orbi « extraordinaire », tant par son moment – elle n’a lieu d’habitude qu’à Noël, à Pâques et au jour de l’élection du pape – que par sa forme : devant une place vide, avec seulement, au loin, quelques journalistes et une forte présence policière faisant respecter le confinement imposé aux Italiens depuis maintenant trois semaines.

 

Mais si François en a voulu ainsi, c’est justement à cause de ce temps « extraordinaire » de la pandémie. Du doute qui s’empare du monde, et notamment de l’Italie où, au moment où