رابطة قدامى الإكليريكية البطريركية المارونية

…Savoir entendre la Parole…

…Savoir entendre la Parole…                                                                              

A l’époque de Jésus, comme à tant d’autres, l’Histoire pouvait apparaître majestueuse : un empereur à Rome, un gouverneur en Palestine, des rois dans la région, un haut sacerdoce. Pourtant, à la même période, un homme, Jean-Baptiste, vêtu seulement de poils de chameaux, préféra s’en aller au désert et ne survivre qu’en mangeant des sauterelles…  Quel surprenant décalage !     

De nos jours, nos médias nous parlent elles aussi de chefs d’Etats, de responsables de régions, de cardinaux. Mais rarement de la Parole de Dieu qui retentit trop souvent dans le désert.

Mais nous, de quoi et surtout de qui parlons-nous ?  Entre le bruit médiatique qui résonne dans tous les sens  et le silence du désert, où nous situons-nous ?  Comment percevons-nous l’appel à la conversion, si nécessaire pour accueillir le Christ et parler de Lui ?   

Car Dieu ne crie pas. Il parle beaucoup moins fort que tous les tapages médiatiques. L’appel de Jésus à rester éveillés en tout temps, y prêtons-nous seulement attention ?  Si oui, modifie-t-il en un sens positif l’orientation que nous entendons donner à notre vie ? 

Trop souvent, il nous semble que l’avenir du monde soit uniquement dans la main des Tibère, des Pilate ou des Caïphe. Alors que nous sommes les disciples d’un homme pauvre, Jésus, qui n’était aucun d’entre eux et qui a pourtant changé considérablement la face du monde ! 

De nos jours, l’avenir du monde est-il uniquement entre les mains des participants à la COP21 ? Aucun homme n’est démuni pour rendre le monde meilleur. Encore faut-il passer par le désert, là où Dieu parle dans le silence. Alors, nous pouvons, en actes et en vérité, vivre une conversion pour le pardon de nos fautes. Ainsi réconciliés, ainsi ragaillardis, l’imminence de la Nativité nous invitera non seulement à goûter le don intérieur que Dieu nous offre, mais aussi à imaginer des gestes d’attention aux autres : à ces petits, à ces jeunes totalement ‘paumés’, à ces pauvres, ces malades, ces personnes seules, ces veufs ou ces veuves, à ces personnes âgées souvent condamnées à une cruelle solitude… La joie de Noël ne saurait être qu’une expérience intime… Elle doit s’exprimer bien au-delà…

D’après quelques idées empruntées au « Prions en Eglise » de novembre 2015.                                                                 Le petit flasheur